Contact Us

Use the form on the right to contact us.

You can edit the text in this area, and change where the contact form on the right submits to, by entering edit mode using the modes on the bottom right. 

         

123 Street Avenue, City Town, 99999

(123) 555-6789

email@address.com

 

You can set your address, phone number, email and site description in the settings tab.
Link to read me page with more information.

2017 EXPO 67

Musée d’art contemporain de Montreal

MARCH MOSTRA

British School at Rome

Exposition de groupe du 22 février au 6 mai 2018

e

Crédit photographique : Vincent Royer © OpenUp Studio

Commissaire : Caroline Andrieux

L’exposition sera présentée en janvier 2019 au Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain. 

ARTISTESFortner Anderson (QC), Steve Bates (QC), Marie-Claire Blais (QC), Olivia Boudreau (QC), Claude Closky (FR), Marie Cool Fabio Balducci (FR / IT), Alexandre David (QC), Adriana Disman (QC), Kitty Kraus (DE), Stéphane La Rue (QC), Kelly Mark (ON), János Sugár (HUN).

Le titre de cette exposition collective, Buveurs de Quintessences, est emprunté au poème de Charles Baudelaire, Perte d’auréole, dans lequel l’auteur relate l’expérience d’un artiste qui, ayant malencontreusement perdu son attribut distinctif, s’en accommode finalement fort bien. Il se retrouve ainsi libéré de la pression entourant son statut de créateur et peut se mêler de façon anonyme à la foule. Inspiré de ce poème, Walter Benjamin annoncera la perte d’aura de toute une génération d’artistes, qui cherche à se défaire des carcans associés à la création et à démystifier la pratique artistique. La personnalité de l’artiste, son savoir-faire, le sujet autant que l’objet, sont ainsi remis en question et les principes fondamentaux de l’art sont ébranlés. Avec Marcel Duchamp et Casimir Malevitch comme précurseurs, cette tendance artistique a constitué un paradigme de l’art dans les années 1960, période à laquelle les artistes se sont positionnés à l’encontre de l’expressivité exacerbée alors dominante, en cherchant à extraire de leurs œuvres le plus de contenu possible et en mettant en retrait leur égo. Des artistes tels que Agnes Martin, Yoko Ono, Robert Barry et Gordon Matta-Clark, ont ainsi été fascinés par l’infini, faisant fusionner dans leurs pratiques, à travers la notion de vide, autant un point de vue critique qu’une recherche d’absolu. +

COMMUNIQUÉ DE PRESSE - WHITEHOT MAGAZINE - REVUE EX_SITU

La présente exposition regroupe certains d’entre eux dont la démarche est orientée par une telle recherche d’expérience esthétique. En incluant des artistes québécois, canadiens et internationaux, afin de montrer que le phénomène est encore marquant à une vaste échelle, Buveurs de Quintessences jette un regard sur la création actuelle, se positionnant à contre-courant de « la société du spectacle » et de l’assimilation de l’art à de simples effets visuels. Minimales, en apparence vides de contenu, éphémères et furtives, laissant penser que l’artiste n’a pas assez « travaillé » ou qu’elles ne sont pas assez personnelles, ces œuvres questionnent leur propre statut et mettent l’emphase sur une recherche d’infini. Elles appellent à une réflexion au-delà du regard et forcent à reconsidérer la définition fondamentale de l’art.

En résonance à Ultra Vide, l’exposition inaugurale de la Fonderie Darling en 2002 qui redonnait un nouveau souffle à l’ancien site industriel tout en adressant un hommage à l’espace monumental de la grande salle, Buveurs de Quintessences explore le thème du vide en art sous un nouvel angle. Alors que la première exposition présentait une distribution dans l’espace des différents éléments de manière radicale – le feu, le bois, l’eau, l’air, la terre – la seconde cherche aujourd’hui à mettre en valeur la proposition dialectique des œuvres, en insistant sur leur contenu critique tout autant que spirituel.

Réalisées dans les dix dernières années, les œuvres de cette exposition appartiennent à des registres esthétiques très différents, bien qu’elles transmettent cette même quête de vide, tant ancrée dans la critique que dans une recherche d’absolu. Hymne à la méditation, Buveurs de Quintessences rassemble des propositions en quête de transcendance, dont la principale préoccupation est de mettre l’accent sur l’expérience directe du visiteur à l’œuvre, l’amenant à réfléchir sur l’essence même de l’art tout en l’invitant à se laisser emporter par une expérience au-delà du regard.

RETOUR / BACK