Bodies of Matter
Bodies of Matter
Marie-Claire Blais, Zolan Vergriete-Medico & Denise Medico
« Au milieu du travail de la communauté rationnelle se forme une communauté de ceux qui n’ont rien en commun, de ceux qui partagent le néant, la mort et la finitude. » Alfonso Lingis, The community of those who have nothing in common, 1994 trad. V. Barras et D. Medico, Ed. M&F, Paris
Les corps fragiles
Le désert de l’Atacama s’étend dans un fragile équilibre entre la terre et le ciel, un espace où gisent les vies perdues des histoires coloniales et impérialistes. Un espace d’extraction minière, d’assèchement, de déprédation et d’exportation qui s’effectuent au mépris des vies.
Perdre Pied
L’intime nature de l’immensité
Dans le désert de l’Atacama il y a des chemins que l’on ne peut pas voir, des voix que l’on ne peut pas entendre, des souffles que l’on ne peut pas sentir. Mais il se trouve des gestes que nous avons en commun. Des gestes qui prennent soin des autres, de la terre et du vivant. Des gestes qui reconnaissent et remercient.
Cette résidence a tenté de tisser la trame de connexions avec cette communauté, celle qui partage l’air, le sol et les sensations que l’on ne peut pas extraire. Cette altérité nous l’embrassons de manière phénoménologique en laissant nos corps matières vibrer et se frotter à la matière du désert. Des voix que l’on peut sentir.
Quebradas
Cette résidence est la première étape d’un projet « Bodies of matter », de création à trois voix, entre une artiste de la matière, une artiste du mouvement et une chercheuse de la relation. Notre travail s’enracine dans une rencontre sensorielle mais aussi politique avec la terre, les communautés et les femmes.
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Extrait de la captation sonore
Extrait de la vidéo 4K en cours.
“In the midst of the work of the rational community, a community forms of those
who have nothing in common, of those who share nothingness, death, and finitude.”
Alphonso Lingis, The community of those who have nothing in common.
Fragile Bodies
The Atacama Desert unfolds in a fragile balance between earth and sky, a space where lost lives stand by colonial and imperialist histories. A space of mining extraction, depredation and exportation disregarding vegetal, animal and spiritual lives.
Loosing grip
The intimate nature of immensity
In the Atacama Desert there are paths that cannot be seen, voices that cannot be heard, wispers that cannot be felt. Yet there are gestures we have in common. Gestures that care for others, for the earth and for the living. Gestures that acknowledge and express gratitude.
This residency has attempted to weave a web of connection with those who shares the air, the ground, and the sensations that cannot be extracted, the voices that cannot be understood.
We embrace this alterity in a phenomenological way, letting our bodies-matter vibrate and rub against the matter of the desert.
Quebradas
This residency is the first step of a project, “Bodies of Matter”, a three-voiced creation between a visual artist, a movement artist, and a researcher of relationship. Our work is rooted in a sensorial but also political encounter with the land, the communities, and women.