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DIAZ CONTEMPORARY

ROAD WALL DOOR
16 June - 16 July 2016
Opening Thursday, 16 June from 7 to 9pm

For her first solo exhibition at Diaz Contemporary, Montreal artist Marie-Claire Blais introduces three recent bodies of work, each activating the different ways that we apprehend form and space, and organize it in our perceptual memory. Diffusion and diffraction of light are key emblems in her work, articulating a space between viewer and stage of action, delineating the threshold between them, offering a route of access.

ROAD In Tracé d’un clair-obscur (Half-light Drawing), 2015, light provides a direction, with lines emerging from the dark into an expanse of pale colour. Like field markers made when navigating new territory, a way through to an interior space aligns, forming a road to follow, with the lines uniting to an imperceptible horizon. Fine lines of plaster in relief, similar to the microgrooves of a vinyl record, oscillate on the surface, expanding from and disappearing into the distance of the directed view.

WALL Where the lines in the works of Tracé d’un clair-obscur converge at the vanishing point and privilege the act of the gaze above the reward of its destination, in the works comprising Entrevoir le jour (Glimpse of the day), 2014, Blais alludes to the division between day and night, when daily activity fuses into dream. This “wall” is a filter, a threshold in constant flux, light and dark, shifting between blocking and permitting a view, ultimately camouflaging itself. Across the surfaces of dyed burlap, the works reveal instances of fine threads of burlap gently removed, creating voids, where the subtraction of substance equally pronounces a constituent solidity.

DOOR The folds of night evoked in Entrevoir le jour fade into a series of forms and layers, and the wall gives way to a door, barrier and entry simultaneously. The works of Être la porte qui s’ouvre, 2016, propose a field that places us where seeing and being crossfade and collapse the distance of viewing, suspending us at this threshold – stage and audience at the same time – with painted diffraction cascading multiplied, immersive perspectives across the canvas. The viewer is enveloped in this in-between, anticipatory space of the "rideau de scène.”

The exhibition ROAD WALL DOOR acts like a transitional passage through these three stages of moving through space and time, giving form to the way we process what we see and how it is absorbed into memory.

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5 MARS - 23 AVRIL 2016 GALERIE RENÉ BLOUIN

LA VIE ABSTRAITE
Volet 1 & 2

Ce corpus de travail retrace le cheminement de créateurs signifiants de l'histoire de l'art abstrait et la transition au cours de leur pratique d'une vision objective de la nature vers une abstraction pure; l'angle de rupture et celui du retour vers la figuration. Les films évoquent comment ces créateurs ont tenté de redéfinir le temps et l'espace tel qu'expérimenté alors par la science.

Construite comme une interprétation libre, La vie abstraite réactualise des oeuvres signifiantes dans des formes et des contextes autres pour sonder leur mise à distance du monde réel.


LE TEMPS TRANSFORMÉ
2 projections synchronisées 40 minutes, 2015

Ce film fait écho au travail du peintre Kazimir Malevitch, fondateur du mouvement suprématiste, et au changement radical de son approche plastique qui passa d'une observation de la réalité à une abstraction spirituelle pour revenir à la fin de sa vie à une interprétation figurative. Le film reprend le symbole du carré noir qu’il utilisa une première fois comme toile de fond pour l’opéra Victoire sur le Soleil, un projet collaboratif de Malevitch, et qui sera à l'origine du tableau Carré noir sur fond blanc, symbole du suprématisme. Victoire sur le soleil chante la supériorité de l’homme sur la nature et incarne le rejet de l'imitation de la nature à la faveur d'une suprématie du sentiment pur.


ESPACE DU SILENCE
4 projections synchronisées 30 minutes, 2016

Ces projections sont inspirées d'un essai de Piet Mondrian, Réalité naturelle et réalité abstraite, formulé sur le mode d'un dialogue entre un amateur d'art et un peintre naturaliste et abstrait dans le but d'expliquer le nouveau langage plastique et son objet : la grille. Cette grille synthétise l'interaction entre les éléments de la nature, se dégageant de l'affect qui, selon Rosalind Krauss, contient à même la conscience moderne les contradictions entre les valeurs spirituelles et scientifiques.

Les scènes du film alternent entre les visions d'un monde intérieur et d'un monde extérieur; la perception pratique et la vision psychologique. S’opère une suspension du temps où les éléments se font et de défont dans un rapport de réciprocité temporelle, de disparition et de renaissance : miroir de l'un et de l'autre, d'un feu générateur de lumière et d'ombre.

Marie-Claire Blais et Pascal Grandmaison

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2 AVRIL 2015 - 17 AVRIL 2016

L'OEIL ET L'ESPRIT Point de vue de Geneviève Cadieux sur la Collection
MUSÉE D'ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL


Brûler les yeux fermés, S12

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SATÉLITE
Video HD 7.48min

« Sur toute l’étendue de la terre, il existe des formes antiques, des formes incorruptibles et éternelles. N’importe laquelle d’entre-elles pouvait être le symbole cherché; la montagne pouvait être la parole du dieu, ou un fleuve, ou l’empire, ou la disposition des astres. Mais, au cours des siècles, les montagnes s’usent et le cours d’un fleuve dévie, ou les empires connaissent des changements et des catastrophes, et la figure des astres varie. Jusque dans le firmament, il y a mutation. La montagne et l’étoile sont des individus, et les individus passent. »
Extrait de l’Écriture du dieu, J.L Borges El Aleph

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BRÛLER LES YEUX FERMÉS
Peinture acrylique aérosol sur toile, 2012

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Article de Sarah Wesseler, SATELLITE MAGAZINE

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CE QUI NOUS HABITE
Pigment blanc sur papier noir, 2012


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LE ZÉRO ET L'INFINI
Pigment bleu sur papier, 2011

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DENSITÉ NEUTRE
Peinture vinylique sur carton archive 4plis, 2010